Stop aux mensonges de la grande distribution sur la pénurie de beurre : Jeunes Agriculteurs se mobilise

Depuis plusieurs semaines, les rayons de beurre se vident sous les regards inquiets des consommateurs. Jeunes Agriculteurs ne peut tolérer cette prise en otage des consommateurs par les autres maillons de la filière, qui encore une fois se livrent une guerre des prix sans merci ! Des actions syndicales se mettent en place dans toute la France devant les enseignes de la grande distribution pour vendre un beurre à son vrai prix par les agriculteurs.
 

Le réseau Jeunes Agriculteurs mène depuis plusieurs jours des actions de sensibilisation auprès des consommateurs devant les enseignes de la grande distribution qui vont s’amplifier à l’échelle nationale pour expliquer les raisons de cette fausse pénurie et la mauvaise foi des industriels et de la grande distribution. 
 
La grande distribution, confrontée à une hausse des prix du beurre, refuse de s’approvisionner. Dans un même temps, pour ne pas subir les cours du beurre industriels historiquement hauts, les clients de ce produit (boulangers pâtissiers notamment) s’approvisionnent dans les rayons de la grande distribution pour réduire leurs coûts, participant ainsi à la pénurie dans les rayons : ce sont les consommateurs qui se retrouvent directement pénalisés.
 
Pourtant, les producteurs laitiers n’ont pas vu la répercussion de cette hausse des cours des prix sur leur prix de vente. Un différentiel de 20 à 30 € pour 1000 litres de lait persiste sur les prix payés aux producteurs pour que ces derniers soient cohérents avec les cours mondiaux.
 
« Un prix est le reflet de l’offre et la demande sur un marché. Aujourd’hui les prix sur le marché du lait ne signifient plus rien, c’est dramatique »  s’inquiète Yohann Barbe, responsable lait chez Jeunes Agriculteurs. Comment sortir de cette situation ? Grâce à une contractualisation tripartite entre organisations de producteurs commerciales, distribution et transformateurs prévoyant un volume, une durée d’engagement et des indicateurs de marché et de coûts de production. C’est ce que nous n’avons cessé de rappeler pendant les Etats Généraux de l’Alimentation : mettre en place une autre méthode de création du prix. Cet exemple de pénurie et de déconnexion du prix pourrait se propager à d’autres productions sans apaisement des relations commerciales. Le chantier 1 des Etats généraux de l’Alimentation s’est clôturé avec la volonté de construire les prix à partir des coûts de production. L’heure est venue de l’appliquer. Travaillons à avoir des prix justes pour tous les maillons pour conforter l’envie d’être producteur laitier demain.

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